Description de OBREDIM en GDP

OBREDIM est un cadre général utilisé pour structurer le fonctionnement d’une organisation et de ses cercles en GDP.

  • OBRE correspond à un niveau de structuration de gouvernance (planification de l’avenir)
  • D est une décision de lancement de sujets sur la base d’OBRE
  • I consiste à réaliser ce qui a été décidé en D, donc à un niveau opérationnel (suivi en réunion de triage)
  • Et M consiste à consolider les apprentissages et vérifier que les résultats contribuent bien à se rapprocher de la stratégie définie en OBRE.

Dans un paysage de permaculture, la structuration d’un cercle s’effectue selon les parties « solides » des sept strates à savoir les grands arbres, les (petits) arbres et les arbustes.

Observations (grands arbres)

La vision de haut permise par les grands arbres permet d’avoir un point de vue stratégique sur le cercle :

  • Des personnes impliquées (qui)

  • De l’espace physique (quoi, où, comment, combien)

  • Du temps (quand – passé, présent, futur probable)

  • De la finalité (pourquoi : les attentes de l’écosystème, des clients et du cercle de niveau supérieur). Cela correspond parfois à un V rajouté à OBREDIM pour "Vision". Lors des étapes ultérieures, la confrontation de l'évolution de la stratégie s'effectuera toujours par rapport à cette finalité ou Vision.

Bordures

La vision de haut permet d’identifier les limites ou bordures du périmètre d’action du cercle, et donc du paysage dans lequel il évoluera (ce périmètre est définit par le cercle de niveau supérieur). Comme en permaculture, la notion de bordure a une double signification :

  • Ce qui limite le cercle (limite au-delà de laquelle on ne peut pas aller)

  • Mais également ce qui est source d’innovation potentielle (les limites définissent un « autre monde » dans lequel il est possible de chercher de la nouveauté)

À noter que les bordures peuvent être externes (hors des éléments du cercle), ou internes (notamment internes aux membres du cercle : ce qu’ils n’acceptent pas ou ne savent/peuvent pas faire).

Ressources

La vision haute permet également d’identifier les éléments du paysage qui sont ou seront des ressources pour le travail du cercle. Ces ressources, à l’instar de la permaculture peuvent être perçues suivants plusieurs angles :

  • Selon qu’elles sont en quantité limitée ou non

  • Selon qu’elles ont un pouvoir créateur ou non (on peut les utiliser pour faire des choses qui ne l’étaient pas auparavant)

  • Et selon qu’elles soient renouvelables (et à quel rythme) ou non

Comme les bordures, les ressources peuvent être externes aux membres du cercles (les outils et moyens mis à disposition du cercle pour travailler) ou interne (les connaissances et compétences des membres, potentiellement peu ou pas encore exploitées).

Les ressources d’une personne sont également appelées ses forces :

  • Ce qui la motive personnellement (le pourquoi)

  • Ce qu’elle connaît ou sait faire (le comment)

  • Ce qu’elle possède à son compte (les résultats qu’elle a déjà obtenu qui démontrent et supportent ses connaissances et compétences, le quoi)

  • Son réseau social (les personnes, autres ressources distantes qu’elle connait ou auxquelles elle peut avoir accès) qui lui permet d’apporter plus de valeur encore qu’au travers de sa seule personne.

Évaluation

Enfin, une fois identifiés les bordures et les ressources vient le temps de l’évaluation qui consiste à faire le bilan et voir ce qu’il est souhaitable et possible de réaliser au sein du cercle notamment par rapport à la finalité identifiée lors de l’étape d’observation.

L’évaluation permet de clarifier le POURQUOI du cercle (sa raison d’être, sa finalité).

Cette étape clôt la structuration stratégique d’un cercle et peut se formaliser sous la forme d’une vision (la situation future souhaitée) et d’une mission (la description synthétique des activités que se propose de réaliser le cercle).

Design

L’étape suivante (les petits arbres) consiste à se rapprocher de l’opérationnel et de structurer les projets ou sujets à démarrer. Durant cette étape, il sera décidé :

  • Des projets à démarrer (quoi/livrables, qui, quand)

  • Des rôles à tenir (qui, quel suivi)

  • Des sous-cercles à créer pour gérer certaines parties de l’activité (élection sans candidat d’un leader, définition des bordures du cercle)

Le design permet de définir le COMMENT du cercle (ce qu’il faut faire, dans les grandes lignes). Au moment même où sont décidées des actions, il est important de définir comment sera mesuré le résultat et à quelle échéance ou périodicité. Les réunions de triage régulières du cercle courant devront suivre l'avancement de tout ce qui a été délégué (projets, rôles et cercles).

Les rôles et cercles définis prennent le relai pour la suite de leurs activités mais redémarrent OBREDIM à la phase d’Observation.

Cette activité conclue la partie Gouvernance d’un cercle.

Implémentation

Au niveau des arbustes (plante encore ligneuse mais la plus proche du sol) se trouve la phase d’implémentation et de travail. Durant cette étape :

  • Le travail s’effectue en autonomie selon les bordures définies et avec les ressources à disposition

  • Des réunions de triage sont organisées (entre cercles) pour coordonner le travail entre rôles et cercles

  • Un suivi est organisé au niveau du cercle pour s’assurer de l’avancement de tous les sujets des rôles et sous-cercles au sein de ses bordures et de l’utilisation adéquate des ressources, le tout conformément aux décisions de lancement de la phase de Design.

L’implémentation correspond à la réalisation du QUOI du cercle (les actions, réalisations concrètes).

Maintenance

Enfin, chaque cercle et rôle se doit de prendre soin de son sol et de le nourrir pour en améliorer la production. Cela consiste à :

  • Capturer les apprentissages (les Nutriments) pour les Combiner avec les apprentissages antérieurs (gestion des connaissances)

  • Protéger soin du sol (de ses propres forces) en surveillant ses ressources (externes et internes)

  • Assurer un Feedback régulier notamment par la levée d’Objections lors des différentes réunions lorsqu’un problème se pose, en communiquant avec toutes les parties intéressées, notamment en participants aux réunions des différents cercles auxquels on contribue. Ce Feedback s'évalue par rapport à la Finalité ou la Vision définie en phase Observation de l'OBREDIM.

Nutriment, Protection, feedbacK, Combinaison, NPK et C sont les composés essentiels des plantes...

Boucle d'amélioration

Le schéma proposé contient une boucle qui passe par les 7 strates et revient sur l'arbre. À l'instar des cycles naturels, un design en permaculture doit évoluer avec les plantes, les résultats obtenus quelles que soient les origines des variations constatées. Le mot d'ordre est l'apprentissage.

Ces évolutions doivent par ailleurs s'effectuer par rapport à la Finalité ou la Vision définies en phase Observation afin de s'assurer que le design évolue toujours dans la direction souhaitée. Toutefois, des échecs répétés, ou un changement dans les besoins doit orienter les participants vers une remise en cause de la finalité afin, peut-être, de la faire évolution également.

Il en va de même pour une organisation : les boucles d'amélioration continue ont comme premier objectif de suivre la réalisation afin de s'assurer que l'on se rapproche de la finalité désirée. Toutefois, il ne faut pas non plus fermer la possibilité d'une évolution de cette finalité afin de prendre en compte des évolutions du contexte (marché, réglementation, besoins clients, etc.)

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