Utilisation des zones de la permaculture

La permaculture identifie différentes zones en fonction de la fréquence des interventions que l’on y fait :

  • La zone 00 correspond à l’individu qui se doit de prendre coin de lui-même (ne pas épuiser ses propres ressources/forces) – c’est dans cette zone que s’effectue le travail au sein de l’organisation (IM dans OBREDIM)
  • La zone 0 correspond à la maison, l’endroit où l’on se trouve le plus souvent. En GDP, c’est un rôle ou un cercle dans son ensemble qui travaille sur lui-même (la stratégie du cercle ou du rôle par exemple) – c’est dans cette zone que s’effectue le travail de gouvernance (OBRED dans OBREDIM)
  • La zone 1 est le périmètre immédiat, les premiers échanges avec la nature : il s’agit des interactions entre rôles ou entre cercles – c’est dans cette zone que s’effectuent les réunions de triage (coordination entre rôles et cercles).
  • La zone 2 correspond au périmètre un peu plus large où l’on passe moins souvent : ce sont les autres cercles (de niveau supérieur ou ceux avec lesquels il existe des interactions) et l’organisation considérée dans son ensemble.
  • La zone 3 est une zone de fréquentation occasionnelle seulement, elle correspond à l’écosystème dans lequel évolue l’organisation et avec lequel elle interagit toutefois directement. Elle doit être considérée ponctuellement, notamment par les cercles ou rôles en prise directe avec l’extérieur. Mais il est encore mieux quand tous les collaborateurs ont accès à cet extérieur pour en avoir une expérience directe et pour aller s’informer personnellement des nouveautés (innovation)
  • La zone 4 est une zone semi-sauvage étendue avec laquelle l’organisation n’a que peu d’interactions directes.
  • Enfin la zone 5 est la zone sauvage dans laquelle l’organisation n’intervient absolument pas. Cette zone sauvage est également un réservoir de biodiversité (pouvant servir de source d’étude) et un indicateur de la santé environnementale de la planète.

Les zones de 00 à 2 sont celles où peut se pratiquer la Gouvernance Dynamique. Chaque zone devrait donc régulièrement revoir son design (OBREDIM) pour s’assurer de disposer des informations les plus récentes sur son environnement et l’avancement de la production.

Le fonctionnement de la GDP et les éléments sociocratiques (ci-dessous) sont conçus pour assurer le meilleur fonctionnement possible au sein et entre toutes ces zones. C’est un équilibre entre le laisser-faire complet (forte activité et biodiversité mais productivité très réduite) et un contrôle total (productivité mais au détriment de la biodiversité, donc avec un coût (économique et écologique) trop important à long terme). Chaque zone est définie par des bordures claires (pour assurer le contrôle) et une finalité précise (pour orienter l’activité) mais en laissant la zone d’organiser de la meilleure manière qui lui convient en fonction des ressources auxquelles elle a accès (la vision de haut de la stratégie n’est pas compatible avec une efficacité qui se joue sur les nutriments du sol).

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